Saint-Vincent-sur-Oust (56) : le service de mobilité solidaire en milieu rural, un succès depuis 2017

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Infos pratiques

Adhérent 2021
Maire : Pierrick Le Boterff
Adresse : 13 Place de la Mairie, Saint-Vincent-sur-Oust, France
Téléphone : 02 99 91 24 34
Nbre d’habitants : 1569
Superficie : 15,66 km²
Intercommunalité : Redon Agglomération
https://saint-vincent-sur-oust.fr/
Contact BRUDED : Anne-Laure Marchal

Autres expériences de

Créé le 1er juillet 2017, le service de mobilité solidaire de Saint-Vincent-sur-Oust enregistre une croissance des demandes d’année en année.

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Présentation de la commune et contexte du projet

Saint-Vincent-sur-Oust est une commune morbihannaise qui comprend 1 692 habitants. Elle fait partie de Redon Agglomération qui regroupe 31 communes sur trois départements (Morbihan, Ille et Vilaine et Loire Atlantique). Commune rurale en dehors des circuits de transport en commun, la mobilité fait partie des problématiques des habitants, notamment des publics isolés, personnes âgées ou handicapées. Comment se rendre facilement à un rendez-vous médical, résoudre une démarche administrative chez une institution hors de la commune, ou faire une course sans véhicule… ? C’est pour répondre à ce besoin que la commune a souhaité mettre en place un service de mobilité solidaire. La démarche existe depuis 2017 et connait toujours un franc succès portée par une équipe de bénévoles et d’élu.e.s engagé.es.

Le démarrage du projet

La réflexion remonte à 2015, emmenée par Yvette Année qui était alors vice-présidente de Redon agglomération déléguée à la santé et maire de Saint-Vincent-sur-Oust (de 1984 à 2020). Dans le cadre de la démarche « Vieillir et s’épanouir en pays de Redon », la question de la mobilité revenait sans cesse. Des ateliers mobilité, sous l’impulsion du Clic (Centre local d’information et de coordination) et des MSA (Mutualité sociale agricole) locales ont été organisés avec des habitants de plus de 60 ans pour mieux connaître les pratiques et les difficultés. Un accompagnement méthodologique à la mise en place d’un service de mobilité solidaire a été proposé. « Le service répondait bien à la commune qui n’a pas de service transports et mobilité », témoigne Nadège Niel, adjointe en charge de la solidarité sur la commune. « Nous nous sommes appuyés sur la méthodologie élaborée par le CLIC et avons saisi l’opportunité d’un appel à projet de la « Fondation Crédit agricole solidarité développement » pour mettre en place le service en 2017, cela nous a donné un petit coup de pouce financier, de quoi acheter le téléphone pour le référent » partage l’élue.

Les objectifs

Le service permet de mettre en relation des personnes qui ont besoin d’être accompagnées avec des « accompagnateurs-bénévoles », via un référent. Il s’adresse à des personnes âgées et handicapées ou isolées. « C’est de la solidarité organisée, on répond à un besoin ponctuel, on ne concurrence pas les taxis, les ambulances, les transports collectifs ou à la demande. » indique l’élue. Il peut s’agir de rendez-vous chez le médecin, de démarches administratives ou encore de courses. Le rayon de déplacement est fixé à un maximum de 30 kilomètres autour de Saint-Vincent-sur-Oust.

Comment ça fonctionne ?

Le service est porté par le CCAS grâce à ces dix bénévoles : neuf chauffeurs et un référent. Il est ouvert du lundi au vendredi et fonctionne grâce à un référent qui met en relation la personne qui fait une demande avec un chauffeur bénévole. Il dispose d’un téléphone qui ne sert qu’à réceptionner les sollicitations. Un délai de deux jours est demandé pour avoir le temps de trouver le/la bénévole qui pourra répondre au besoin.

La commune a mis en place plusieurs documents pour encadrer le service, la mission des bénévoles et la posture du bénéficiaire :

  • Règlement du service de mobilité solidaire
  • La charte du référent
  • La charte de l’accompagnateur
  • La charte du bénéficiaire

Des coupons référençant les kilomètres parcourus et le coût facturé sont remplis par le chauffeur à l’issue de sa mission. Un coupon est remis au bénéficiaire, un autre est gardé par le chauffeur et un autre est remis au référent. Depuis 2017, deux élues se sont succédées au poste de référente. Côté communication, le service est régulièrement remis à la une du bulletin municipal.

La simplicité de la gestion du service pour le bénévole et pour le bénéficiaire participe à son succès.

Nadège Niel, adjointe

Le coût

  • Pour la commune

« Le coût de mise en place est très modique pour la commune » témoigne le maire. La mairie prend en charge l’achat du téléphone portable et l’abonnement téléphonique mensuel du téléphone du référent.  Les chauffeurs sont assurés dans leur mission via la CCAS. « L’assurance des quelques bénévoles chauffeurs ne représente pas grand-chose à hauteur de ce que nous coûte annuellement notre contrat d’assurance collectivité qui est assez conséquent » complète le maire.

  • Pour les bénéficiaires 

Un prix au kilomètreest fixé par le règlement il est aujourd’hui de 0,35€ /km. Pour compenser l’augmentation du coût de la vie il est question de le faire passer à 0,40€ /km.

Le résultat

En 2017 au démarrage on a eu six déplacements dans l’année. En 2024, nous avons comptabilisé 150 déplacements ce qui monte l’intérêt et la nécessité de ce service » témoigne Nadège Niel, qui ajoute : « cela représente 2 960 kilomètres parcourus pour 23 bénéficiaires ». « Il y a aussi du renouveau chez les bénévoles qui sont pour la plupart retraité.e.s ».

Le service apporte autant aux bénévoles qu’aux bénéficiaires, et va au-delà d’un service rendu, il participe à faire se rencontrer des habitants, à nouer des liens.

Nadège Niel, adjointe

C’est une manière très concrète, simple et gratifiante de s’impliquer pour le dynamisme de sa commune, à la fois en tant qu’élu.e ou en tant que bénévole.

Pierrick Le Boterff, maire

À Saint-Vincent-sur-Oust le CCAS est administré par huit élus et huit citoyens, soit le maximum institutionnel (le cadre habituel est plutôt quatre et quatre). « Ce choix n’est pas anodin, ça montre notre attachement au CCAS, au partage de ses missions de solidarité entre élu.es. et habitant.es», témoigne le maire.

Un conseil à une collectivité qui voudrait faire de même ?

« C’est important de rassurer les bénévoles sur le fonctionnement, de leur donner un cadre. Les outils mis en place par le CLIC sont très aidants pour cela », témoigne Nadège Niel. Pour le maire, si le service est géré par les bénévoles il est important que la mairie soit partie prenante car le service participe de son dynamisme.

Contacts

Nadège Niel, adjointe | 02 99 91 24 34


page projet rédigée en mars 2025

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